| Aqueduc FEREL - CAMPBON L'association, invitée par l'I.A.V. à une réunion d'information sur le projet, vous rapporte ces informations |
| Réalisation du projet par l'I.A.V. (Institution d'Amménagement de la Vialine) - 56130 LA ROCHE-BERNARD) |

CE QU'ON NOUS RACONTE
Production
Campbon : production annuelle limitée à 8,5 millions de m3,
Férel : production annuelle actuelle de 17 millions de m3.
La Loire-Atlantique consomme 72% de la production de Férel
Une solution adaptée aux enjeux
Sécurité : les installations de férel et de Campbon ont des capacités respectives suffisantes pour se secourir mutuellement.
Qualité : le mélange des eaux a été préféré aux solutions curatives de traitement. Cette formule efficace exige une parfaite connaissance des eaux mélangée, elle induit la poursuite et l'intensification des efforts entrepris pour restaurer la qualité de l'eau sur le bassin de la Vilaine.
Quantités disponibles :la canalisation permettra de conduire l'eau de la Vilaine
au-delà de Campbon et de satisfaire toute nouvelle demande d'eau potable sans
solliciter davantage la nappe de Campbon.
La canalisation d'intercommunication apportera en outre un secours pour l'alimentation
en eau potable des collectivités situées sur son parcours.
Le projet technique

Une canalisation de 32km de long et 700 mm de diamètre entre l'usine du Drezet et les réservoirs de la Plaudière...
L'eau mise à la pression du réservoir de Kerrouault en Férel (cote116), s'écoulera naturellement vers la Plaudière, située plus bas (cote 75). En sens inverse, l'eau rejoindra directemnt l'usine du Drezet, à une altitude encore inférieure (cote 30).
Coût du projet : 95 MF
Maîtrise d'ouvrage : Institution d'Aménagement de la Vilaine avec l'aide financière
: des régions des Pays de Loire et de Bretagne, des départements de Loire-Atlantique,
du morbihan et de l'Ille et Vilaine, de l'agence de l'eau loire-Bretagne
De source
sûre, la région de la Presqu'île et la ville de Saint-Nazaire n'étaient
pas demandeuses de cette liaison, deux conduits relient déjà FEREL à ST-NAZAIRE,
il n'y a pas pénurie d'eau dans la région de la Presqu'île. Seulement l'eau
de FEREL distribuée ne répond pas toujours aux normes de potabilité.
La demande vient surtout de la possibilité de diluer l'eau de l'estuaire
de la Vilaine qui six mois de l'année pendant la période hivernale dépasse
les 50 mg/l de nitrates.
Les projets des administrations concernées par les problèmes de l'eau en Loire-Atlantique
étaient tout autres, elles envisageaient un renforcement des connexions Nantes
à Saint-Nazaire. Ce projet est maintenu et le renforcement des capacités de
transfert d'eau par la pose d'un accélérateur, permettra d'accroître notablement
la sécurité entre deux grands pôles de consommation (capacité proposée 1200m3/h).
L'association
pense que la solution adoptée en diluant l'eau de la Vilaine avec l'eau de la
nappe de Campbon n'est qu'une fuite en avant (5 à 10 ans).
Rien n'est fait pour améliorer la qualité de l'eau dans le bassin de la Vilaine,
les installations d'élevages industrielles y sont toujours encouragées et subventionnées.
Pourtant il est prouvé que la pollution des rivières est directement liée à
la densité d'élevage hors sol, pour exemple : l'eau de l'Oust qui dépasse les
100mg/l est la rivière où les élevages porcins et avicoles hors sol sont les
plus nombreux pour le bassin de la Vilaine. L'eau diluée à la station de FEREL
approvisionnera une grande partie du bassin de la Vilaine jusqu'à RENNES. et
VITRE (ref. : SAGE Vilaine).
La norme adoptée de 50mg/l risque de s'aligner sur la norme européenne de 25mg/l pour l'eau potable, alors la dilution de l'eau de Ferel avec l'eau de Campbon ne sera pas suffisante pour rendre potable l'eau distribuée.
Il faut payer
pour polluer, ensuite payer pour reconquérir la qualité et enfin payer
pour traiter l'eau.
Pourquoi faire payer aux abonnés des "communes concernées" (dans le
dossier d'enquête publique, mais lesquelles ?) de Loire-Atlantique l'augmentation
du prix de l'eau, ce sont ceux qui polluent les eaux arrivant dans l'estuaire
qui devraient être les payeurs.
L'association ne comprend pas que les communes de Quilly et Sainte-Anne-sur-Brivet soient concernées par l'augmentation du prix de l'eau puisqu'elles ne sont pas concernées par la distribution de cette eau.
Quoiqu'il en soit, la construction de cet aqueduc est une preuve de plus de la mauvaise qualité de l'eau de la Vilaine et montre l'incapacité à freiner et réduire les causes de la pollution.
Avancement des Travaux
Les travaux sont terminés au printemps 2003

photo: juillet 2002 à Pontchâteau
Ce qu'en dit le Comité des Marais de Redon et de la Vilaine
Article paru dans "LES MARAIS" fév-mars 1999
- Journal du Comité des Marais de Redon et de la Vilaine
Aqueduc Férel - Campbon: Une
facture de 100 millions!
Pour tout le secteur du Sud-Bretagne, de Saint-Nazaire à Vannes et au Sud de
l'Ille-et-Vilaine, les besoins en eau sont estimés à 22 millions de m3 par an.
Trois sources principales sont mobilisées:
- la Vilaine avec l'usine de Férel (1 7 millions de m3 par an),
- la nappe souterraine de Campbon (8,5 millions de M3 par an),
- la retenue de l'étang de Sandun (1,2 millions de m3 par an).
L'eau de Campbon ne contient pas de nitrates. L'eau de la Vilaine, en revanche,
peut dépasser les 50 mg par litre de nitrates en hiver. D'où l'idée de construire
une connexion entre Campbon et Férel. Le coût de cet aqueduc de 33 km est estimé
à environ 100 millions de francs. Il s'agit aussi pour L'I.A.V.(Institution
daménagernent de la Vilaine) d'éviter d'installer un sytème de dinitrification
à Férel: système non-incitatif pour améliorer l'état du
bassin-versant de la Vilaine! Quoiqu'il en soit, la construction de cet aqueduc est
une preuve de plus de la mauvaise qualité de l'eau de la Vilaine.